Cette balade humide dans les Fagnes sublime le chocolat chaud, même ce vieux papier peint fleuri
L’allée du parc me parle toujours du traineau trainant encore l’espoir d’une sortie de cave
Ma main en boule bataille, comme la peur de la glace qui se brise sous les pas
Des tentes enneigées interrogent l’Office d’immeubles désespérément vides
Nos nuits tombent avant le soir, les jours dorment au petit matin
La ferme du rouge cloître rejoue sa charrette de Monet
Quand la Mer prend ses grands airs du Nord
Un bleu ciel drague le manteau blanc, ignorant d’imperméables gris
Ici on savoure la galette encore tiède, là elle crève de froid
Les arbres nus s’assombrissent aux yeux baladeurs
Col roulé, je songe aux téléphériques suspendus à Rio

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