Irma

Jupe plissée en bord de Meuse, au son des bottes, vole des pommes de terre

Imper orphelin, premier amour perdu sous la pluie meurtrière, passe entre les mailles

Au port altier défile la jeune mélancolie, en ballerines boucle la Senne

Souriant panama à l’espiègle mousseline, valse des amants, destin en cabas

Une rondeur s’invite sous la blouse, robe blanche pour alliance pressée

Claire en arrière-boutique, s’esquissent dames fécondes, une princesse paola

Foulard à la côte d’azur, hiver zibeline zyeutent le coureur de jupon

Pleurs sylvestres, traine de nuit s’endort chiffonnée, espoir à l’envers

La fibre s’en est allée, cœur en guenille

L’alcool boutonne ses tristesses, silences irréversibles

Ajusté au sofa chagrin, chemise en soie, cheveux ivoire

A la toison d’or, avec élégance, décousue tu me souriais

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