Jours gras

La cité des eaux se répand en loups, colombines, docteurs de la peste

Satyres du dieu des champs à la grotte latine, écho des rites inavouables

Roi du vacarme créole, Vaval crame sous les tambours des cendres

Troupeau de chins-chins, valse de géants, lancée d’oranges, il pleut des confettis

Entre cliques et blocos, danse la reine du jour, des joyeux sires et tristes drilles

Le temps se viande, chars en fleur aux monstres immobiles, chasseurs d’hiver

A poil, sabots, feuilles d’or, plumes d’autruches, grelotent d’infinies mascarades

Binche, Bâle, Bahia serpentent les anges et démons, le brouhaha du fond des âges

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