Au feu de l’antre veille le taureau millénaire
Pierres dressées à tous les crépuscules
Le cheval de bois infiltre d’autres remparts
Le vieil olivier nourrit de nouvelles invasions
Sur l’aube glisse la proue du dragon
Majuscule d’or pour le sang croisé
Des moulins s’élancent au soleil levant
L’océan chavire ses ombres triangulaires
Au registre des boules de canons
L’opéra s’emplit de gravité
Couronnement des rois absolus
Hémorragie de bras mercantiles
Le ciel hisse des ballons immenses
Cadence du peuple mécanique
On rêve dans la chambre noire
Ca sent le gaz moutarde
Quatre chevaux filent le train à grande vitesse
Explosion dans les foyers nucléaires
Chacun a sa colombe tantalite
Une lettre d’amour numérique

Votre commentaire