l’an 01

Au feu de l’antre veille le taureau millénaire

Pierres dressées à tous les crépuscules

Le cheval de bois infiltre d’autres remparts

L’olivier nourrit encore des barbaries


Sur l’aube glisse la proue du dragon

Majuscule d’or pour le sang croisé

Des moulins s’élancent au soleil levant

L’océan chavire ses ombres triangulaires


Au registre boules de canons

L’opéra s’emplit de gravité

Couronnement du pouvoir absolu

Hémorragie de corps mercantiles


Le ciel hisse des ballons immenses

Cadence du peuple mécanique

On rêve dans les chambres noires

Ca sent le gaz moutarde


Quatre chevaux perdent le train à grande vitesse

Explosion dans les foyers nucléaires

S’arrache la colombe tantalite

Reste des lettres d’amour numérique

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