Comment se sauver de leur conte nilotique

Du label noir, des yeux livrés au gin, de l’aveuglement

Des machettes importées, du travail organisé, des ondes meurtrières

D’une alliance turquoise et d’impassibles témoins

Des croyances assassines, de leur « massacre grandiose »,

D’une haineuse maisonnée, des vieux marécages

De querelles insinuées, du cri silencieux, d’images abandonnées aux regards

Comment, malgré les justes, éviter le fleuve des corps et des entailles

De silhouettes roses, l’errance des fantômes, des cols blancs iniques

Ce feu qui n’est pas éteint

Un peuple veille sur l’ombre portée par la bougie des mémoires

Des retours au pays, de danses nouvelles

Sur le chemin des cicatrices poussent des enfants

Dont les voix portent le flambeau d’un autre récit, d’un futur à soi

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