Si nous sommes morts sans pouvoir se sauver de leur conte nilotique

D’un label noir, des yeux livrés au gin, de l’aveuglement fraternel

Des machettes chinoises, du travail organisé, des ondes meurtrières

D’une vision turquoise et d’impassibles témoins

Si nous sommes morts des croyances assassines,

De leur « massacre grandiose », d’une haineuse maisonnée, de pauvres collines

De querelles importées, des cris silencieux, d’images ressassées à l’abandon des regards

Si, malgré les justes, nous n’avons pu éviter le fleuve des corps et des entailles

De silhouettes roses laissées à nos fantômes, des cols blancs repus d’une pensée inique

D’un feu qui n’est toujours pas éteint

Nos esprits veillent sur les ombres portées à la bougie des mémoires

Des retours au pays, de danses nouvelles

Sur le chemin des cicatrices ont poussé des milliers d’enfants

Dont les voix libres porteront notre flambeau

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