Blessé à vif après le temps des cerises
Ma belle de nuit sombre, gorge sous la vouge
De peine se fend mon cœur, las des corridas
Esprit à feu et à sang, le magma rembouge
A beau chanté le cardinal au feu du soleil
Seul le jaja console notre pauvre bouge
Sceau sur les lèvres, noyé de saint amour
En chair se prend des coups de gouge
Puis mars pointe une lueur capucine
L’érable déploie son printemps au cloître rouge
La douleur emprunte l’allée des patiences
Lanternes du passé me siffle le carouge
Si la passion ne peut brûler sans fin
Diable que de braises encore, que fouge?

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