Du chant de travail jaillit

L’écho porteur des vies meurtries

Doux chariot cheminant les voix inouïes

En prêches s’élève l’unité

Du chœur au point d’orgue levé

D’un blues se confiant au ciel tombé

Dans le bayou du fifre créole

Louisiane danse la biguine frivole

Aux cymbales se brisent les fers agricoles

Comme ce banjo qui trimbale

Depuis le Sud ses airs de cavale

Des cabarets aux ghettos chorals

Au sillon des notes bleues

S’aiguille l’esprit, l’espoir radieux

Sous les accords libres, le souffle vertueux

La syncope des sans retour

Déchaînant les cordes et tambours

L’ardeur d’un roc, une voix de velours

L’attitude pour allant

Le flot des mots tranchants

Des maîtres de cérémonie conquérants

D’un appel contre l’oubli

Où résonnent les cœurs insoumis

Du cri des plantations jusqu’à la symphonie

BO : https://www.youtube.com/playlist?list=PL0GuXE6srIuaVQfKLuMtZrwUK9NY46e5A

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