Il est une île volcan qui s’égrène en villes saintes,
Entre les oratoires, la marche du feu, l’appel à la prière,
Depuis les hauts jusqu’aux vagues indiennes,
Sous les alizés, les chants volatiles, le craquement des bambous
Il est une île volcan, où se dresse le silence des plantations,
D’une vallée secrète, l’ombre de la chapelle pointue,
L’écho des cirques refuges, le maloya dans les varangues,
Un pays cascade de domaines, de cases et de tôle,
Il est une île volcan, où s’illumine la couronne des pitons,
Le repli des bassins, le yogi du jardin d’état, la plage noire,
Cette nuit fournaise, la forêt de nuages, fougères et bois de rose,
Sous la garde du ressacs, des requins bouledogues, du marron devenu oiseau
Il est une île volcan, où dansent le Dieu-singe et la fête cafre,
Les zoreilles de passage, pattes jaunes, hanches zarabes,
Le chemin vers Cilaos, le ventre du margouillat, les mangues dans le cyclone
Nos yeux ivres de verts, de bleus, de lave, walali walala