Traversée

Traversée

Ce fut une éblouissante victoire, à l’élan fier et libre qu’on ne peut qu’embrasser

Y plonger d’insouciance, jouir de l’insatiable aventure jusqu’à l’ivresse

Puis emprunter le chemin de bouquets séchés, de ciels maussades et d’eaux troubles

Où ploient les tristes reflets, de vives blessures, la fleur de peau

Y croiser l’amour inexaucé, la solitude sans miroir, une colère inaudible

Qui conte les deux faces d’un monde qu’on ne peut vivre sans démons

Avant qu’une modeste lueur ne vous ranime le cœur d’une tendresse oubliée,

Y panser son âme, reprendre le souffle, sa vie devant soi