
Au village andalou passe l’ombre des nuages, un linceul couvre les visages blêmes
L’écume mordille la neige, terre du feu peuple yagan, peintres d’ivoire
Fumée de yourtes au pied du Pamir quand sous la lune chante le candomblé
Les pèlerins de la Kaaba tournoient sans fin, comme une robe derviche
Je suis château de sel, les dunes albâtres, le poisson d’argent au bord d’Essaouira
Marbre mausolée, un collier de marguerite, la chevelure des vieux jours
Empereur de la banquise, diagonale d’un fou, l’étoile du berger